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Archives Mensuelles: avril 2012
Aporos 1 / 120
Reconnaitre des eaux l’entière partition. Dès la clé de la source, fredonner da capo le chant des équinoxes.
Aporos 1 / 119
Né de ce rien qui tremble aux visages du même, entre les je du miroir, de quel côté court le frisson?
Aporos 1 / 118
Je n’ai aucune nostalgie sinon celle, vertigineuse et anticipée, de ma propre mort.
Aporos 1 / 117
Le printemps est une main qui tremble à la lisière d’un don.
Aporos 1 / 116
Laisse donc l’embellie tresser seule sa corbeille. Sans l’élan de la foudre tu y dormirais nu.
Aporos 1 / 115
Un vol impatient et le renon d’aiguilleurs bleuit la chair du ciel au seuil de nos saisons utiles.
Aporos 1 / 114
Lucidité chez l’oiseau – la branche précède le chant.
Aporos 1 / 113
Hors champ sous le corps de la mer, nos soleils chus ne réchauffent donc plus que le sexe assoupi d’un monde imaginaire.
Aporos 1 / 112
Sous nos profonds orages, la fleur du cerisier n’a qu’un travail, scander nos chants aveugles.
Aporos 1 / 111
Indéfiniment rien ne tarira aux fontaines attentives. À puiser, l’eau s’éveille.