Le chant-ru 14

Il me reste pourtant 
à mâcher tant de champs
saveur vierge de terre et fleurs à rire sur les lèvres 
des rus ceindre par milliers
au creux des reins souples de mousses
ciels  à verse de régalades encore
des faux blanches à courber les pierres lissées d’ombre
tout un bataclan d’amours infuses
en bouche sur les paumes des chemins
et malgré l’urgence et les déboisements 
à vivre beau à vivre dur
tapies derrière la grande peur 
la peur mûrie à tranche-gorge
les noces
qu’on préparait sobres
qui s’éternisent

et m’illuminent

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Une réponse à Le chant-ru 14

  1. walachniewicz dit :

    Quel très beau poème d’amour

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