Bribes 8.8

il y a le sang du matin qui ne s’incline qu’au sourire. les longues nuits cautérisées d’herbes fraîches et tous les cris que le soleil étouffe.
il y a ce combat que l’on mène en dansant
rosée folle sur le monde
avant la pluie

et mon cœur
cet absolu témoin

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Bribes 8.7

marine

ton algue
plus bleue que mon regard
sur la mer
ton algue
à l’étale tend

s’ouvre la plaie exquise
des eaux
l’écume encor

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Dires 132

saison tremblée au sol incertaine. souffle de pétale

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Dires 131

dans l’arbre qui me fait face dans l’arbre dur qui pousse et grimpe et griffe au ciel veille déjà l’œil et la matière de mon déracinement

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Bribes 8.6

à celle qui n’est

même pas le silence. mais le chaos qui l’a construit de ses mains absentes.
même plus la pluie mais les maisons inachevées

la douleur d’elle comme seule parole
la douleur qu’elle
assassine sous nos yeux
et les mots
les siens
cadavres nus
trames d’amour usées
jusqu’à l’éclaté noyau du monde

la vie même folie
qui n’a plus de nom
d’haleine
de pierres pour crier

et le vent tombé
ce trou noir
où s’engouffrent les chats

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Bribes 8.5

quel est donc ce chagrin qu’aucune larme n’avoue.
soleil désemparé de miel. à toute faune abandonné.
des herbes déchaussées fleurissent en silence
et le chant des matins s’enroue de blés trop secs

vois ma main d’où coule une eau immense
pour que chaque fontaine parle
et que leurs pierres
tendres accouchées
sourient de toute leur peau

vois ma main sans trembler
sa paume
sa paume déridée
est ton regard vivant

nous entrons par la porte jamais ouverte
jusqu’ici

nous entrons
le vif est là

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Dires 130

la langue au bord des dents si près du désarroi de toute parole je tente encore d’articuler le chant rampant de mon imprononçable vol

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Bribes 8.4

sans doute sommes-nous cette glaise que nos mains sombres jusqu’à la pulpe
sans doute avons-nous des peurs aux paumes que
sans doute un vent trop fort s’accroche
sans visage
à
et lors hors toute saison
un étrange bonheur nous est

nous emmène au fil des mots
dans des jardins transparents

cisailler les écorces

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Dires 129

au noyau du cœur quand tout est dit de l’eau une source fragile en est encore l’écho

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Dires 128

j’irai bien sûr à la paresse mais par un chemin sans repos. je tresserai mon cœur aux frissonnements des deuils

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